Historique

Pour répondre à la demande croissante de services en ergothérapie dans un contexte de rareté de main-d’oeuvre, l’Ordre des ergothérapeutes du Québec (OEQ) et l’Association canadienne des ergothérapeutes (ACE) reconnaissent l’apport potentiel du personnel auxiliaire (nommé au Québec personnel non-ergothérapeute) à la prestation des services en ergothérapie. L’ergothérapeute doit exercer son jugement professionnel pour assigner, lorsque pertinent, une composante de ses activités cliniques à un non-ergothérapeute, par exemple la détermination du besoin d’équipements lors de l’hygiène pour les situations cliniques simples. L’ergothérapeute demeure alors responsable des services rendus et doit offrir un soutien, tel que de la supervision et de la formation, au personnel non-ergothérapeute.

 

De plus, l’OEQ reconnaît qu’un gestionnaire d’un établissement de santé peut établir que du personnel non-ergothérapeute est responsable de la prestation de certains services traditionnellement offerts à la population par l’ergothérapeute, telle que la détermination du besoin d’équipements lors de l’hygiène. L’OEQ encourage alors les ergothérapeutes québécois à collaborer avec les gestionnaires, par exemple en participant à l’élaboration de protocoles de prestation des services et en formant le personnel non-ergothérapeute à la réalisation d’activités cliniques.

 

Dans ces deux contextes, le personnel non-ergothérapeute engagé dans la détermination du besoin d’équipements lors de l’hygiène devrait disposer d’un outil d’aide à la décision (c.-à-d. des grilles d’observation et des organigrammes décisionnels). En 2008, Mme Manon Guay, alors ergothérapeute au CSSS Memphrémagog, a sollicité la collaboration de la Pre Johanne Desrosiers, erg., Ph. D., et de la Pre Marie-France Dubois, Ph. D., de la Faculté de médecine et des sciences de la santé et chercheures au Centre de recherche sur le vieillissement du CSSS – Institut universitaire de gériatrie de Sherbrooke, pour développer un tel outil, puis en mesurer certaines qualités métrologiques.

 

Porté par la conviction que les milieux cliniques ont des initiatives prometteuses, l’Algo est le résultat du travail d’une équipe de recherche nourrie par les idées des intervenants québécois. Nous tenons à remercier Mme Danielle Desnoyers, les cliniciens ainsi que les gestionnaires qui ont étroitement collaboré à ce projet. Leurs idées novatrices, leur expertise et leurs commentaires justes et pertinents font de l’Algo un outil enraciné à la fois dans la réalité clinique et les données probantes. Nos remerciements vont également aux organismes qui ont soutenu financièrement le développement et la validation de l’Algo : Agence de la santé et des services sociaux de l’Estrie, Instituts de recherche en santé du Canada, Fonds de recherche en santé du Québec, Institut de recherche Robert-Sauvé en santé et sécurité du travail, Association canadienne des ergothérapeutes, Microprogramme de 3e cycle en analyse et évaluation des interventions en santé de l’Université de Montréal, Réseau provincial de recherche en adaptation-réadaptation (REPAR) et Ordre des ergothérapeutes du Québec.