Foire aux questions

Si vous avez des questions ou des commentaires veuillez communiquer avec : manon.guay@usherbrooke.ca.

 

Est-ce que je peux photocopier l'Algo?

Nos recherches indiquent que l'usage de photocopies n'est pas souhaitable puisque le format de l'outil de travail (type de papier, mise en page, graphisme) a un impact sur la performance des utilisateurs. Les coûts sont peu élevés pour favoriser l'utilisation de l'Algo, mais suffisant pour couvrir les frais d'impression.

Est-ce que la participation à la formation est obligatoire avant d'utiliser l'Algo?

Non. Toutefois, l'Algo a été validé avec des auxiliaires aux services de santé et sociaux qui avaient participé à une formation en emploi d'une durée de 8 heures pour les habiliter à utiliser l'Algo en partenariat avec un ergothérapeute clinicien de leur CSSS.

Je suis ergothérapeute clinicien dans un CSSS. Est-ce que je peux former du personnel non-ergothérapeute à utiliser l'Algo?

Oui. Prendre note que l'ergothérapeute qui forme des non-ergothérapeutes est « responsable de la qualité du contenu de la formation, des méthodes d'enseignement retenues pour développer les compétences des participants ainsi que des outils d'aide à la décision et des documents mis à la disposition des participants » (OEQ, 2008, p. 4).

Je collabore avec des non-ergothérapeutes, mais je ne travaille pas dans un CSSS. Est-ce que je peux utiliser l'Algo?

L'Algo a été validé dans le contexte québécois du soutien à domicile des personnes en perte d'autonomie. Conséquemment, l'ergothérapeute qui souhaite utiliser l'Algo doit prendre en compte cette information lorsqu'il choisit ses outils de travail et ceux qu'il partage avec des non-ergothérapeutes.

Les membres du personnel non-ergothérapeute qui participent à la sélection de l'équipement pour l'hygiène dans mon CSSS ne sont pas des auxiliaires aux services de santé et sociaux. Est-ce que nous pouvons utiliser l'Algo?

Le recensement des pratiques québécoises (Guay et al., 2010) a mis en évidence que d'autres intervenants que l'auxiliaire agissent en tant que personnel non-ergothérapeute pour la sélection de l'équipement pour l'hygiène (ex. : infirmières auxiliaires, thérapeutes en réadaptation physique, travailleurs sociaux). Or, l'Algo a été validé exclusivement auprès d'auxiliaires, les intervenants les plus sollicités pour ce rôle dans les CSSS. Cependant, considérant qu'il s'agit du membre de l'équipe interdisciplinaire avec le niveau de formation initiale le moins élevé, il est probable que l'Algo soit aussi valide pour les autres membres. L'Algo devra donc être implanté en reconnaissant cette limite et en retenant qu'il n'a subi aucune épreuve de fidélité, un prérequis habituel aux épreuves de validité des instruments de mesure.

Est-ce le personnel non-ergothérapeute tel que l'auxiliaire aux services de santé et sociaux qui participe à la sélection des équipements pour l'hygiène doit avoir réussi la formation de formateur PDSB offerte par l'ASSTSAS pour utiliser l'Algo?

Bien que certains CSSS demandent aux auxiliaires qui participent à la sélection de l'équipement pour l'hygiène d'être formateur Principes pour le déplacement sécuritaire des bénéficiaires (PDSB), les auxiliaires qui ont participé à la validation de l'Algo ne l'étaient pas. Soulignons que l'Algo s'utilise auprès de clients qui reçoivent ou ne reçoivent pas d'aide humaine pour l'hygiène par un aidant naturel ou par un auxiliaire. Ainsi, lors du développement de l'Algo, le Modèle canadien du rendement occupationnel et de participation (MCRO-P) centré sur le client (Townsend et Polatajko, 2008) a été jugé plus pertinent que le modèle de l'Approche globale de la situation de travail à la base du programme de formation PDSB (ASSTSAS, 2004). En effet, le modèle théorique enseigné par l'Association paritaire pour la santé et la sécurité du travail du secteur affaires sociales (ASSTSAS) s'appuie sur des fondements théoriques en ergonomie (Berthelette, D., Leduc, N., Bilodeau, H., Durand, M.-J., Faye, C., Loignon, C. et al., 2006; Guérin, Laville, Daniellou, Duraffourg et Kerguelen, 2001) et il vise à sécuriser le milieu de travail de l'auxiliaire (la salle de bain). D'un point de vue théorique, ce modèle ne peut pas s'appliquer à tous les clients d'un CSSS qui demandent des conseils sur l'aménagement sécuritaire de leur salle de bain et qui reçoivent, ou non, des services d'assistance par un travailleur du CSSS. Structuré selon le MCRO-P, l'Algo prend en compte les préférences du client, ses capacités et son environnement.

En formant le personnel non-ergo à l'utilisation de l'outil Algo, est-ce que les ergos demeurent quand même responsables des dossiers assignés à ce personnel non-ergo? Pour clarifier ma question, si une auxiliaire évalue une situation de bain simple à domicile (selon la clientèle ciblée), le nom du client doit-il se retrouver quand même dans ma charge de cas ou non?

La tenue de dossier en ergothérapie dans le contexte de la participation du personnel non-ergothérapie à la prestation des services n'a pas été étudiée par notre équipe. Toutefois, deux documents publiés par l'Ordre des ergothérapeutes du Québec abordent cet aspect : Participation du personnel non-ergothérapeute lors de la prestation des services d'ergothérapie - Lignes directrices (2005) et Référentiel de compétences lié à l'exercice de la profession d'ergothérapeute au Québec (2011). Selon nous, la réponse à cette question sera influencée par le modèle d'organisation des services mis en place dans le CSSS. Est-ce que le personnel non-ergothérapeute intervient dans le cadre de la prestation de services ergothérapiques (modèle de gauche de la figure 3 de l'OEQ) ou en parallèle à une demande de service en ergothérapie (modèle de droite de la figure 3 de l'OEQ)? Enfin, l'article Enjeux entourant le recours au personnel auxiliaire en ergothérapie (Guay, 2012) publié dans la Revue canadienne d'ergothérapie propose des pistes de réflexions.